Six ans après la catastrophe, une délégation du Cotentin à Fukushima

Six ans après la catastrophe, une délégation du Cotentin à Fukushima

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A Minamisoma, dans la préfecture de Fukushima, 636 habitants ont péri en 2011 lors de la catastrophe. La délégation du Cotentin a rencontré le maire de cette ville. / © YOSHIKAZU TSUNO / AFP

Une délégation représentant les trois commissions locales d’information du Nord-Cotentin est au Japon pour une semaine. Ce voyage, le second depuis 2013, intervient alors qu’on commémore le sixième anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Une de nos équipes accompagne la délégation normande.

Par Sylvain Rouil Publié le 11/03/2017 à 16:01

Une délégation représentant les trois commissions locales d’information du nord-Cotentin est au Japon pour une semaine. Ses membres, syndicalistes, élus, écologistes et scientifiques, ont entamé une série de visites et de rencontres dans la préfecture de Fukushima. Objectif : tirer les enseignements de la catastrophe, notamment sur le plan de la sûreté et amender nos propres installations et protocoles d’évacuation notamment.

Ce voyage est le second. La Cli s’était déjà rendue sur place en 2013 et avait publié un livre blanc sur le sujet. Ce dernier avait largement contribué à mettre en œuvre les mesures post Fukushima, notamment à Flamanville : création d’une force rapide d’intervention, diesels de secours ou voies d’accès supplémentaires. Ce second voyage s’inscrit dans la continuité du premier.

Ce samedi 11 mars, jour anniversaire de la catastrophe, la délégation a participé aux commémorations dans la ville de Minamisoma. À 14h46 précises, heure du séisme, une minute de silence a été observée dans l’immense salle du centre culturel municipal de la ville où étaient rassemblés des centaines de personnes, élus, habitants, familles de victimes, écoliers. Un moment intense, beaucoup d’émotions au sein de la délégation.

Minamisoma, ville proche de la centrale, avait été en grande partie évacuée. 636 habitants avaient péri. Une partie de son territoire reste contaminé. Aujourd’hui, 14 000 habitants sur 71 000 avant l’accident ne sont toujours pas revenus sur place. Le maire, Katsunobu Sakurai a rencontré la délégation manchoise: « Aujourd’hui, nous avons un peu d’espoir avec 500 naissances en 2016« , explique-t-il. Mais le retour des plus jeunes et le déséquilibre homme-femme est loin d’être résorbé.

La délégation normande visitera ce mardi la centrale accidentée de Fukushima Daiichi. Ce sera l’autre temps fort de ce voyage.

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