Six ans après l’accident de Fukushima, un maire antinucléaire accueille la délégation de Normandie

Six ans après l'accident de Fukushima, un maire antinucléaire accueille la délégation de Normandie

Katsunobu Sakurai regrette que le Japon ne tire pas un trait sur le nucléaire.

– Arnaud Le Gall

Le 11 mars 2017 à 11:24
Par : Arnaud Le Gall

Une délégation de membres des commissions locales d’information des installations nucléaires de la Manche est au Japon du 10 au 17 mars. A Minamisoma, ville de la préfecture de Fukushima, le maire souhaite tirer un trait sur le nucléaire. Son gouvernement prend la direction inverse.

Six ans jour pour jour après le tsunami qui avait entraîné l’accident nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011, les paroles du Premier ministre Shinzo Abe, lors de l’hommage national, ont une résonance particulière à Minamisoma dans la préfecture de Fukushima.

Une ville sinistrée

Aujourd’hui encore, la ville porte les stigmates de la catastrophe. Environ 60 000 personnes avaient été évacuées. Ce déplacement dans l’urgence a coûté la vie à 497 habitants majoritairement âgés. 14 000 exilés ne sont toujours pas revenus. Le maire Katsunobu Sakurai a des mots durs lorsqu’il évoque la politique énergétique de son pays. « Nous avons dépensé un argent faramineux et il en faudra encore 20 fois plus pour démanteler la centrale, a-t-il raconté à la délégation normande. Malgré tout cela, le gouvernement a décidé de faire redémarrer des réacteurs. Cette politique est complètement folle. Les hommes politiques sont des idiots, ils mettent l’argent et la vie des gens sur le même plan. Malgré les morts, ils pensent encore à l’argent ». Pour l’avenir de sa ville, Katsunobu Sakurai veut miser sur l’énergie solaire. Un choix qui n’est pas celui de son gouvernement.

La priorité : redémarrer les centrales

Si l’émotion est toujours présente sur l’archipel nippon, l’Etat, qui avait mis à l’arrêt toutes les centrales, est en train de changer de stratégie. Les solutions alternatives (pétrole et gaz) mises en oeuvre coûtent cher. « La priorité des autorités est de redémarrer le parc nucléaire. A ce jour seuls trois réacteurs ont été relancés », explique  Félix Sunil, conseiller nucléaire de l’ambassade de France au Japon. Les deux pays, qui possèdent des profils énergétiques similaires, coopèrent. La France dispose à l’ambassade d’une équipe dédiée de douze personnes. Des mesures de sûreté, proches de celles mise en place en France après Fukushima, vont entraîner des modifications sur le parc japonais.

Publicités

Un commentaire

  1. juliette · mars 15

    « Les hommes politiques sont des idiots, ils mettent l’argent et la vie des gens sur le même plan. Malgré les morts, ils pensent encore à l’argent ».
    oui , mais pas si idiots que ça ces politiques peureux manipulés par les financiers , tu crois pas Tux ?
    l’appât du gain mène le monde ;(
    faudrait changer leurs mentalités, une bonne rééducation , tiens qu’ils bossent dans les centrales tous ces pourris , deviennent ouvriers de leur système de merde …excuse je m’emballe encore …

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s