Une délégation du Cotentin visite la centrale de Fukushima

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Des membres des CLI du Nord-Cotentin avec des employés de Tepco, l’exploitant de la centrale de Fukushima Daichi / © SR

La délégation des trois commissions locales d’information du Cotentin a visité ce mardi 14 mars la centrale accidentée de Fukushima daichi.

Par Sylvain Rouil Publié le 14/03/2017 à 16:03 Mis à jour le 14/03/2017 à 17:34

Une délégation représentant les trois commissions locales d’information (CLI) du nord-Cotentin est au Japon pour une semaine. Ses membres, syndicalistes, élus, écologistes et scientifiques, ont entamé une série de visites et de rencontres dans la prefecture de Fukushima. Objectif : tirer les enseignements de la catastrophe, notamment sur le plan de la sûreté et amender nos propres installations et protocoles d’évacuation notamment. Ce voyage, le second depuis 2013, intervient alors qu’on commémore le sixième anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Une de nos équipes accompagne cette délégation.

La délégation des trois commissions locales d’information à visité ce mardi 14 mars la centrale accidentée de Fukushima daichi , six ans quasiment jour pour jour après le tsunami suivi de la catastrophe nucléaire. La visite, très encadrée par l’exploitant Tepco, s’est effectuée en bus. Interdiction de descendre. Les images sont extrêmement contrôlées.

6000 salariés travaillent encore à la décontamination du site. Ce chantier est titanesque. Selon Tepco, il durera encore 30 à 40 ans. Parmi les enjeux essentiels, la gestion de l’eau contaminée contenue dans des centaines de citernes.

Cette visite, l’un des temps forts de la délégation manchoise, se fait alors même qu’un exercice nucléaire se déroule à Flamanville ce 14 mars. La cli, a travers ses voyages au japon, souhaite enrichir le livre blanc rédigé en 2013. Et améliorer la sûreté des installations nucléaires.

« L’angoisse des populations ne faiblit pas »

Les membres des clis ont pu rencontrer au sein du chu de Fukushima le psychiatre Masaharu Maeda, chargé du suivi des victimes de la catastrophe de Fukushima.
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Rencontre a l’université de Fukushima avec le docteur Masaharu Maeda, psychologue / © SR
Au delà du traumatisme lié à la mort de 18 000 personnes suite au tsunami, « l’accident nucléaire a causé beaucoup plus de problèmes« . Du fait notamment de la peur générée par les radiations, les risques pour les enfants en bas âge et les évacuations qui ont déracinées des populations entières.

Ainsi, à Iitate, où s’est rendue la délégation manchoise, vivaient autrefois 6000 personnes. Seules 400 sont revenues. « Le niveau de radiation dans cette ville à beau baisser, l’angoisse des populations ne faiblit pas. Près de la moitié des anciens habitants craignent pour la santé de leurs enfants en cas de retour« .

Selon le psychiatre Masaharu Maeda, « le choc post traumatique observé est égal ou supérieur à celui des attentats du 11 septembre observé chez les secouristes. Ce qui nous inquiète, dans la préfecture de Fukushima, c’est l’augmentation du nombre de suicides« . Qui reste très élevé 6 ans après.

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